Les mécanismes d’action du CBD n’ont pas encore été pleinement étudiés. Ils sont multiples et moins faciles à décrire que les mécanismes du THC. Le THC stimule principalement le récepteur cannabiboïde-1 (récepteur CB1), qui est responsable des effets psychologiques typique du cannabis et du récepteur cannabinoïde-2 (récepteur CB2). Le CBD s’est avéré être doté de nombreux mécanismes d’action, dont quelques-uns sont développés ci-dessous.

Le CBD inhibe certains effets du THC

Le CBD inhibe certains effets du THC sur le récepteur CB1 parmi lesquels, la sensation d’ivresse et d’augmentation de l’appétit (Zuardi et all. 1982 ).

Le CBD relaxe les vaisseaux sanguins

Le CBD se lie également au récepteur CB1, mais à un autre endroit. On parle de modulation allostérique (Laprairie et al. 2015). Il est intéressant de noter que ce n’est que sous certaines conditions que le CBD active le récepteur CB1. Ainsi, la relaxation des vaisseaux sanguins grâce au CBD se fait grâce à l’activation de récepteurs CB1 et récepteurs vanilloïdes (Stanley et al. 2015).

Le CBD inhibe l’anandamide

Le CBD inhibe l’assimilation et l’utilisation de l’endocannabinoïde Anandamide aussi connu sous le nom de molécule de l’extase, dans la cellule. Le CBD augment alors la concentration de cet endocannabinoïde (Bisogno et al. 2001). Le CBD inhibe manifestement le transport de l’anandamide à la protéine contenue dans la cellule qui utilisera cet endocannabinoïde (Kaczocha et al. 2014).

Le CBD se lie à un grand nombre d’autre récepteurs, par exemple au récepteur vanilloïde de type 1 (TRPV1) (Bisogno et al. 2001), au récepteur vanilloïde de type 2 (Nabissi et al. 2015) et au récepteur de la glycine (Xiong et al. 2012).

Les effets anti-inflammatoires du CBD

Le CBD se lie au transporteur équilibrant de nucléosides de type 1 et renforce ainsi la signalisation par l’adénosine dans le corps. L’adénosine présente un certain nombre d’effets. Ainsi il bloque la libération de tous les neurotransmetteurs activateurs et stimulants (substances messagères du système nerveux), tels que dopamine, acétylcholine, noradrénaline. Certains effets anti-inflammatoires pourraient être basés sur ce mécanisme d’action. Le traitement des souris avec du CBD à faible dose réduit la production du facteur alpha de nécrose tumorale inflammatoire (TNF Alpha) (Malfait et al. 2000).

Le CBD contre l’anxiété ?

Le CBD active le récepteur 5HT1A (Russo et al. 2005). Son activation peut soulager l’anxiété. D’autres effets du CBD sont également attribués à l’activation de ce récepteur.

Le cbd un antispasmodique ?

Le CBD se lie au récepteur GPR55, un récepteur présumé des cannabinoïdes (li et al. 2013). Il est impliqué dans l’effet anti-inflammatoire des cannabinoïdes. Les études in vitro suggèrent que le cannabidiol est capable d’induire ses effets antispasmodiques, du moins en partie en raison de ses effets sur certains canaux membranaires cellulaires (Patel et al. 2016).

Le CBD contre la psychose ?

Le CBD est ce qu’on appelle un agoniste des récepteurs GPR3 et GPR6 (laun et al. 2017). Le GPR3 est impliqué dans la maladie d’Alzheimer alors que le GPR6 joue un rôle potentiel dans la maladie de Parkinson. A fortes doses, le CBD se lie au récepteur de la dopamine 2, comme d’autres médicaments contre la psychose (Seeman et al. 2016).

Le CBD est un antioxydant efficace

Les cannabinoïdes, dont le CBD sont des antioxydants efficaces, car ils captent les radicaux libres. Il a été démontré que le CBD prévient les dommages oxydatifs causés par le H2 O2 (peroxyde d’hydrogène). Aussi bien, voire mieux que l’acide ascorbique (vitamine C) ou le tocophérol (vitamine E) (Hampson et al. 1998).

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